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Edito

Pentecote : l'heure de la sortie

Le samedi 1 juin 2019

Quels bouleversements lors de la PREMIERE PENTECOTE ! 

Les apôtres qui vivent dans l’insécurité, qui ont peur et qui sont enfermés se retrouvent au-dehors. Complètement transformés. Ils ont reçu l’Esprit-Saint. Cet Esprit qui fait sauter les verrous de la peur et tous les verrous derrière lesquels on s’enferme pour se protéger des autres. Les verrous qu’on met devant nos yeux pour ne pas les voir et ne pas les rencontrer. Les verrous de la crainte et de la timidité qui sont souvent des bonnes raisons pour ne rien faire. 

Les verrous de l’égoïsme, de l’individualisme, du repli sur soi, qui sont tellement à l’œuvre dans notre monde caractérisé par ce nouveau phénomène de « l’archipellisation ».


Pentecôte c’est l’heure de la sortie. 

Sortons comme Jésus est sorti du tombeau. Pentecôte ce n’est pas l’heure de la division comme à Babel : c’est l’heure du rassemblement. C’est l’heure de la naissance de l’église universelle. Plus de barrière de langues, de races, de nations. Sachons nous accepter différents. Apprenons à parler la langue des autres, c’est-à-dire à les accueillir avec leur histoire, leur culture mais aussi avec leur attente et leur espérance. Nous ne sommes plus des étrangers les uns pour les autres, nous sommes des frères. Nous sommes surtout appelés à le devenir. Car le Saint Esprit par une même foi partagée vient refaire l’unité perdue.


Pentecôte, c’est l’heure de la fraternité, 

comme le rappelle l’une de nos orientations pastorales, une fraternité qui s’ouvre aux périphéries, comme l’indique le pape François : « Les paroisses doivent devenir des îles de la miséricorde au milieu de la mer de l’indifférence ». Ensemble fortifions notre désir d’avancer dans ce chemin de la fraternité pour que personne autour de nous, voisin ou étranger, ne soit oublié, rejeté ou méprisé. Cette ouverture à l’autre apporte toujours la joie et donne sens à la vie et Jésus nous le dit encore aujourd’hui : «Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites».

 

Marcel GASNIER, curé.